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Photo: Abidjan Convention

L'opération a été mise en place avec le concours de plusieurs partenaires, dont la commune de Bassam, les autorités traditionnelles, l'Ambassade de l'Inde en Côte d’Ivoire, la Fondation Magic System, la Banque Africaine de Développement, le Système des Nations Unies, ou encore des opérateurs privés tels que la Nouvelle Société Interafricaine d’Assurance (NSIA) et Prosuma. Le groupe de chanteurs TNT et l’humoriste En K2K ont tenu la foule en haleine tout le long de l’opération.

LES OCEANS DANS UNE SITUATION CRITIQUE

Pour M. Abou Bamba, Secrétaire Exécutif de la Convention d’Abidjan, les océans constituent une richesse précieuse et méritent de ce fait une plus grande attention. L’état actuel des océans est alarmant. Ils sont en effet envahis par toutes sortes de polluants issus des activités humaines – 80% de la pollution des océans provient d’activités sur le continent.

L’une des plus préoccupantes est la pollution plastique. Ce sont ainsi chaque année 8 millions de tonnes de déchets plastiques qui se retrouvent dans l'océan, provoquant des dommages considérables à la faune et à la flore marines, à la pêche, au tourisme ou encore aux infrastructures urbaines.

Par ailleurs, 100 000 mammifères marins et 1 million d'oiseaux de mer perdent chaque année la vie à cause des déchets plastiques. Ces dommages causés à l’environnement sont aggravés par les menaces réelles que cette situation fait peser sur la santé des populations humaines, à travers par exemple les microplastiques consommés par les poissons qui finissent dans nos assiettes.

A l’échelle mondiale, le préjudice causé aux écosystèmes marins par les déchets plastiques est estimé chaque année à 8 milliards de dollars. Les nations africaines paient le plus fort en termes  d’opportunités économiques manquées et de dommages majeurs causés aux infrastructures.


Photo: Abidjan Convention

Photo: Abidjan Convention

LA COTE D’IVOIRE MOBILISEE

Mme Anne Désirée Ouloto, ministre de la Salubrité, de l'Environnement et du Développement Durable a rappelé la mobilisation de son pays en matière de politique environnementale. C’est ainsi qu’en 2013, la Côte d’Ivoire interdisait l’utilisation, la production, l’importation et la commercialisation des emballages plastiques. Dans la même veine, le pays intensifiait ses efforts en matière de lutte contre les pollutions accidentelles en mer, en lagune et dans les zones côtières (Plan Pollumar).  La signature du protocole de lutte contre la pollution marine d’origine tellurique afin de protéger et conserver l’environnement marin et côtier, est un autre acte à mettre au crédit de la Côte d’Ivoire. Pour finir, le pays a annoncé son adhésion prochaine à la campagne CleanSeas du PNUE.

En vue de matérialiser leur engagement contre la pollution plastique, les quatre cents bénévoles armés de gants et de masques se sont répartis en une dizaine d’équipes pour nettoyer la plage de Bassam de part et d’autre de l’hôtel Etoile du Sud. Au terme de l’opération, tous les participants ont reçu des gourdes et des sacs à usage multiple. La cérémonie s’est achevée vers 12h avec l’engagement des participants à relayer le message pour une meilleure protection de l’environnement et de la biodiversité. Read in English

Dr Abdoulaye DIAGANA